Rapports d'activités
La semaine du 9 au 15 février

Lundi
Retour de Aplahoue.

Elaboration des rapports des semaines antérieures.

Mardi
Déplacement sur Lokossa.

Mme Bancolé et moi sommes allées à Lokossa pour rencontrer l’ONG ‘Promotion pour l’Epanouissement Juridique, Economique et Social’ (PEJES) partenaire de l’ONG « S&VPT ». Cet ONG travaille sur la promotion droits de l’homme, l’assistance juridique et le micro-finance. Avec le Directeur Exécutif de PEJES, M. Dieudonné Sodegla, j’ai pris de contact avec les groupements de cette région. Tout d’abord, nous sommes allés dans le village de Adjigo, qui est dans l’arrondissement de Ouèdème, Commune de Lokossa, Département de Mono. Nous sommes rencontrés le groupement d’une vingtaine de femmes transformateuses de noix de palme en huile. Les étapes de transformation sont la suivante :

1) Les femmes achètent les régimes de palme soit au marché soit chez les propriétaires de palmier. Quelquefois elles doivent aller 6 ou 7 kilomètres à pied avec les bassins de noix sur leurs têtes.
2) Après avoir obtenu les noix des régimes, les noix sont mises dans un tonneau et chauffée.
3) Ensuite, on met les noix dans un trou fabriqué du béton et on les écrase avec les pieds. Le groupement a construit plusieurs trou en 2003 et ils ont mis des cailloux à la base pour que les pieds ne glissent pas quand ils écrasent les noix.

4) Dans le prochain trou qui est rempli avec de l’eau et des noix, les femmes commencent à enlever l’huile. Elles le mettent sur un feu pour obtenir le produit final, l’huile de palme.
5) Pour obtenir les sous-produits, les femmes prennent les noix noires et les laissent sécher sous le soleil. Ensuite elles les écrasent à la main. A partir de ces noix, elles peuvent obtenir l’huile palmiste qu’elles vendent aux autres qui produisent du savon. En plus elles utilisent la coquille (qui s’appelle ‘toutou’) pour faire la provende.
6) Avec les matériaux que restent, le groupement produit les choses pour faire le chauffage. Elles les collent sur le mur d’une maison pour les sécher.

Le groupement a dit qu’à partir d’un tonneau de noix, elles peuvent obtenir approximatif 15 litres de l’huile, pendant la saison sèche et 20 ou 25 litres autrement. Elles vendent les produits dans plusieurs marchés, y compris Azome, Dogbo et Lokossa. Elles gagnent vers 5000FCFA pour 20-25 litres de l’huile, bien qu’elles paient 10.000FCFA pour un tonneau de noix. Elles arrivent juste à faire compte parce qu’elles vendent tous les autres produits comme l’huile palmiste pour faire du savon et les matériaux pour faire le chauffage.
Quand je leur ai demandé de la possibilité de faire cultiver des palmiers elles-mêmes pour éviter de dépenser 10.000FCFA pour chaque tonneau, M Sodegla m’a dit qu’il n y a plus assez de bonne terre pour les cultiver. Cependant, il a dit que si elles conservent l’huile pour le vendre entre avril et décembre, quand l’huile est plus cher, c’est possible qu’elles puissent gagner un peu plus.

Après avoir quitté Adjigo, nous avons passé un coup d’œil sur les ruches d’abeilles du groupement Gbenondjou, au village Adjinitmey (Commune de Djakotomey). Je vais me renseigner en Australie pour voir s’il y a des matériaux meilleurs que le béton pour construire les ruches.

Ensuite nous avons rencontré les deux groupements de Mekpohoue (un quartier du village Kpoba) qui s’appellent Avagnon et Miawanonui. Miawanonui est un groupement d’hommes qui fait l’élevage de lapins. Leur président est M. Ballo. Avagnon est un groupement de femmes transformateurs de manioc en gari. Elles travaillent tous les quinze jours et entre-temps elles font leur travail individuel. Elles font aussi l’élevage des escargots. Leur présidente est Mme Gbegjoudi. Elles ont un organisateur homme pour s’occuper des tâches administratives (parce que les femmes n’ont pas maîtrisé le français). Elles viennent de recevoir du crédit de PDFM. Avec cela elles ont loué du terrain pour cultiver le manioc elles-mêmes. Donc, dès que l’année prochaine elles n’auront plus besoin d’acheter le manioc. Elles voudraient plus de crédit pour acheter une machine à râper et pour construire un atelier de transformation (pour éviter la pluie pendant la saison pluvieuse). Elles ont déjà le terrain pour construire un atelier.
Finalement, nous avons passé par le bureau de CBDIBA à Dogbo pour déposer les photos de l’animation à Dado.

Mercredi
Elaboration de rapports et de projets.
Jeudi
Elaboration de rapports.
Vendredi
Saisie de rapports.

Retourne La Paix pour prendre les lettres d’élèves pour la correspondance scolaire.

Samedi
Cocktail d’au revoir chez la Directrice.
Dimanche
Voyage sur Abomey.

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Vanessa Lea ness1@ekit.com

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